30 juin 2005

L'art de l'illustrateur

Demata !

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de l'équipe d'illustrateurs qui a contribué à la première version de Nemedia, le jeu de rôles. En effet que serait un jeu de rôle quel qu’il soit ou même une œuvre spécifique sans un visuel accrocheur ?

L’illustration, art difficile et porteur, est un élément incontournable de la réalisation et de la finalisation d’un projet que l’on veut attrayant. Combien de personnes vont reposer un livre sans même avoir cherché à l’ouvrir ne serait-ce qu’au vu de sa couverture qui n’a pas la petite touche qui aidera à accrocher, intéresser et attiser la curiosité ? J’en fais partie, je vous le concède.

J’ai personnellement participé à l’illustration de Nemedia car je savais ce que je désirais. Cependant rien ne vaudra jamais le coup de crayon d’un « pro » à même de retranscrire avec sa sensibilité une inspiration totalement en adéquation avec les textes. Donc j’ai pris mon temps, j’ai passé beaucoup de temps à farfouiller et contacter des artistes qui selon moi « sentiraient » la substantifique mœlle de mes textes. Il ne faut pas oublier que la magie ne s’effectue que s’il y a une réelle symbiose entre l’auteur et les illustrateurs.

Je voyais Nemedia grand, il fallait taper dans les meilleurs. Armé de patience et de courage j’ai tapé à de nombreuses portes et pas des moindres, qui ne risque rien n’obtient rien.

Mon premier artiste qui est devenu un de mes meilleurs amis, ce fut Yohann Lelay, découvert pas loin de chez moi, en train de peindre une gigantesque et magnifique fresque celte sur la devanture d’une crêperie. J’ai stoppé la voiture et directement, je lui ai exposé mon projet. Enchanté il a immédiatement accepté. Il est l’auteur de la couverture de la « Geste des Fianna », de la délicieuse carte de Nemedia et d’un paquet de dessins époustouflants.

Où trouver des illustrateurs ? Et bien l’outil internet m’a été très utile. C’est en allant sur des sites d’illustration que j’ai découvert les œuvres de Pascal Izac, un petit Frazetta en puissance. Et Pascal, ce n’est pas non plus « monsieur tout le monde », en effet il est illustrateur pour Khimaira. Je l’ai contacté et lui ai fait ma proposition de coopération dans le cadre de la création d’un jeu de rôles, tout simplement car les objectifs étaient clairs et définis, il a accepté.




Idem pour la manière dont j’ai contacté Goulven (il travaille maintenant chez Rackham) et Gildas.




Fafa était un très bon pote de Goulven, breton celtisant, il a été tout de suite sous le charme du projet et il nous a rejoint immédiatement. Anne-Lyse était une amie de Yohann, j’aimais ce qu’elle dessinait et je l’ai sollicitée, ainsi elle a rejoint l’équipe à son tour. Conclusion, les artistes connaissent d’autres artistes, si le projet que vous avez tient la route et qu’ils sentent la passion et bien ils travailleront à vos côtés, soyez confiants.

A ce jour, bien d’autres illustrateurs ont rejoint nos rangs. D’autres sont partis, c’est le risque. Le plus gros problème réside dans le fait que tenir la barre très haut peut décourager les moins expérimentés, les moins passionnés. Et puis il y a aussi le cas des gens qui sont volontaires mais n’ont pas un niveau en adéquation avec le niveau requis. Là c’est assez gênant car ils sont pleins de bonne volonté mais ne correspondent pas à la « qualité graphique » du projet. La diplomatie est de mise dans ces situations embarrassantes. Il ne s’agit pas de blesser mais d’expliquer.

A ce jour, en vue du projet « Nemedia, la voie d’OGMA », toute l’équipe est prête, crayons aiguisés et pinceaux dégainés. Tel une équipe de mercenaires artistes, tous sont prêts à poursuivre l’aventure, les dieux sont bons, nous avons de grands desseins.

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