De la naissance de Dagda
Oh Enfant, sache qu’en ces périodes reculées le temps n'existait pas. Seules la magnificence des paysages et la richesse de la nature agrémentaient cette terre vierge de leur somptueuse parure. Les vents caressaient de leur souffle doux les courbes d’un relief qu’aucune beauté ne pouvait égaler. Bran, évoqua alors le premier être qu’il nomma Tuatha. Ce nom signifiait « Amour du Foyer ». Tuatha symboliserait l’attachement de Bran pour cette terre qu’il avait quittée. Il serait le lien entre sa vie passée et la Chimère.
Nemedia était un endroit où il faisait bon vivre. Tuatha dont l'essence spirituelle lui permettait de se déplacer avec le vent et ainsi de parcourir de vastes et innombrables étendues sans jamais être embarrassé par quelque obstacle qui se présente, se lança à la découverte de ces contrées de rêve. La terre médiane se révéla être un puits de bienfaits et de douceurs pour cette entité dont la curiosité insatiable se portait sur toute chose aussi anodine soit-elle. L'appétit de connaissance de Tuatha était si important que sa nature éthérée ne pouvait répondre à toutes ses attentes ni même satisfaire à son exigence de savoir. Alors, Tuatha renonça à l'immatérialité et s'éveilla sous la forme la plus adaptée à ce monde nouveau. Ses grands yeux de l'ambre le plus éclatant s'ouvrirent sur un tableau enchanteur qui le transcenda et le fascina.
Pensée était devenue matière, esprit et corps ne formaient plus qu’un, conscience était née. Tuatha issu de l’esprit du Créateur était ampli de la lucidité de son père. En cela il sut qu’il avait le pouvoir de retoucher cette sphère de la Chimère afin d’y apporter son humble savoir. Ainsi, avec sagesse, Tuatha créa Dana. Elle serait sa compagne et incarnerait la tempérance. Dana serait la force inspiratrice qui étayerait l’œuvre qu’il comptait réaliser en Nemedia. Dana serait passion et volonté, en elle brûlerait dorénavant la foi à laquelle il ferait appel pour ne jamais sombrer dans la vanité.
Pour remercier Tuatha de l’avoir engendrée à son image et pour lui avoir insufflé discernement et sérénité, Dana lui fit le don le plus précieux qui soit. Ainsi le verbe naquit et Tuatha par la magie des mots de la bouche de Dana devint Dagda, ce qui signifie « le Bon ».
Le plus magnifique joyau de la Chimère rayonnait en Nemedia. Le couple avait une allure sublime, à l’image de la création. Les deux qui n’étaient qu’Un avaient revêtu l’apparence de Bran en son honneur. Leur peau au grain si délicat et leurs cheveux semblables à une douce brume céleste avaient la pigmentation de la neige, car le blanc est le savant mélange de toutes les autres couleurs et il est symbole de pureté.
11 mars 2007
2. De la naissance de Dagda
Auteur
Helgui le Gris
à
16:39
2
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Libellés : Légende ignorée de Nemedia
08 mars 2007
1. La légende qui naquit de la légende
Il y a de cela fort longtemps, tes ancêtres vivaient sur une terre pas si différente de ce qu’est à ce jour Nemedia. Aujourd’hui, pour la plupart, les hommes ont oublié ce qu’était cette époque héroïque où l’on vivait à la force de l’épée pour l’honneur de son clan. C’était un âge ou l’on mourait heureux de rejoindre ses ancêtres, en sachant que ce ne serait que le début d’une grande aventure où banquets et festins seraient sans fin, au son des harpes, avec pour compagnes éternelles des créatures de rêve… C’était l’âge d’or des Celtes, celui où les hommes marchaient encore au côté des dieux. Bran était un de ces hommes valeureux et fiers que rien n’effraie, ses frères le nommaient Bran-le-Corbeau, fils de Fébal Mac Febail.
Un jour, une femme magnifique apparut à Bran alors qu’il observait la magnificence de l’océan. Elle lui parla de merveilles à découvrir en des contrées situées par-delà les mers, les îles de l'autre monde. Chacune d'elles était plus grande que l'Irlande et peuplée de belles femmes qui ignoraient tout de la tristesse, de la maladie et de la mort. Le bonheur, lui chanta-t-elle encore, était le lot de tous les êtres vivant dans ces contrées fabuleuses. C’était plus qu’il n’en fallait pour que Bran ne décide de partir à l’aventure. Le jour suivant, il prit la mer vers l'ouest avec trente-sept de ses hommes. Ils rencontrèrent d'abord le dieu marin Manannan Mac Lir qui conduisait son char à travers les flots. Les héros irlandais entendirent le dieu de la mer leur faire à nouveau le récit des merveilles qui les attendaient. Les flots ressemblaient déjà à une plaine couverte de fleurs, parsemée d'arbustes fleuris et d'arbres couverts de fruits. Ce même jour, le bateau de Bran parvint à l'île de Gaieté ou les hommes de l'équipage eurent du mal à rester debout tant ils riaient. Le soir, ils atteignirent l'île des Femmes, Emain Ablach. La reine de l'île cria à Bran de débarquer mais il avait peur d'approcher les côtes. Il lança alors une pelote de fil qui resta fixée à sa main et qui hissa, par magie, le bateau hors des vagues. Lorsqu'ils descendirent à terre, les héros trouvèrent des lits moelleux et des plats délicieux préparés à leur attention. Leur séjour dans cette île dura un an, c'est du moins ce qu'ils pensèrent car en réalité bien des années s'écoulèrent. Quand l'un des hommes, éprouvant le mal du pays, persuada Bran de rentrer chez eux, la reine les avertit de ne pas mettre pied à terre lorsqu'ils arriveraient en Irlande. A l'approche des côtes, Bran vit que personne ne le reconnaissait et que l'on se souvenait vaguement de lui comme d'un personnage légendaire qui avait entrepris jadis un voyage pour l'autre monde. Il allait repartir quand l'un de ses hommes, oubliant l'avertissement de la reine, sauta sur la rive. Il tomba en cendres, comme s'il était mort depuis plusieurs siècles. Bran raconte ses mésaventures et repart « on ne sait où sur l'océan infini et mystérieux ». C’est à partir de cet instant que Bran s’enfonça dans un sommeil mélancolique et qu’il se mit à rêver. C’est lors de ce rêve que Bran rencontra la Chimère...
De ce rêve naquit le monde dans lequel nous vivons. De la Chimère émergea la terre médiane, celle qui deviendrait Nemedia…
Auteur
Helgui le Gris
à
09:17
4
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Libellés : Légende ignorée de Nemedia
19 décembre 2006
Fin d'année, début d'année...
Demata !
18 novembre 2006
Légende de l'Ulster

Demata,
Et bien oui cela faisait un petit moment que je n'avais pas mis cette page à jour. Ce n'est pas pour autant que je n'ai rien fait. Tout d'abord j'ai pris des vacances et pour tout dire c'était mes congés d'été, en octobre ce n'est pas si ml non ?
Et oui, Samain est passé, mais bon je n'allais pas vous refaire le même article que l'année précédente c'aurait été plutôt absurde... Surtout que j'étais à Stonehenge. Et oui, c'était sur le chemin pour aller dans le Devon où je me rendais avec mon épouse dans la famille alors on en a profité.
* "Les enfants de Conan* a pris un peu de retard mais peu importe il sortira très bientôt, probablement même cette semaine car Eons éditions l'a en définitive annoncé pour le 23 novembre. Ca y est d'ailleurs le contenu de l'ouvrage est dévoilé par l'éditeur et ça promet d'être bien sympa. Au passage j'en profite pour vous signaler que ma copine Elie Darco a également écrit une petite nouvelle qui s'intitule "l'innommée" et c'est bon ! Si vous voulez un avant goût, voici un extrait de Lochlain des Ulaid par votre serviteur.
* Signalons au passage aussi la sortie du webzine de l'imaginaire "Outremonde". C'est le troisième numéro et j'ai participé humblement par une chronique des quatre premiers albums de Slaine. Ah oui ce troisième numéro est consacré aux celtes, à voir donc... Très facile pour le télécharger, on clique dans la marge à droite sur la jolie bannière Outremonde, ok ?
* "Légende de l'Ulster", encore un coup d'éclat par Eons qui sort ce superbe album illustré par mon ami Michel Borderie. Donc 72 pages en couleur avec des illustrations superbes, ça sort le 6 décembre et je crois que ça pourra faire un superbe cadeau de Noël pour ceux qui ne savent pas quoi offrir à leurs proches. Ceci dit, très prochainement je vous écrirai un article sur le dogue de Culhan, oui Cuchulainn !
Légende de l’Ulster
Michel Borderie, Vignac
Moi, Cuchulainn, qui ai vu mon royaume d’Ulster se détruire, mon rêve se perd aujourd’hui dans les cendres de l’inconnu… Mais de ce chaos, je le jure, je ferai une source d’éveil… Un pouvoir que ni les hommes ni les dieux ne pourront jamais usurper !
On a voulu me réduire à néant. En vérité, ma Légende ne fait que commencer…
Une œuvre d’art de l’un de nos plus grands illustrateurs.
72 pages en couleurs de pure beauté, au format 24x32cm sous couverture rigide.
Un must pour les amateurs de Fantasy et de culture celtique !
Sans plus attendre, offrez-vous la Légende !
accès à un extrait du livre avec quelques illustrations intérieures :
08 septembre 2006
Lochlain des Ulaid et autres contes de fantasy barbare
Demata !
Comme je l'annonçais il y a peu de temps, j'ai recentré mon travail sur l'écriture, j'accentue le côté épique et barbare de mes univers par l'outil le plus approprié à cette tâche : le récit.
Mon travail, on apprécie ou on n'aime pas, avouons que j'ai un style un peu spécial qui n'est pas du goût de tous les lecteurs. Le genre que j'écris n'est pas non plus un des mieux connus ni des plus considérés en France. Il est vrai que l'on préfère largement les histoires à l'eau de rose avec de petits elfes, des nains barbus et des magiciens aux chapeaux pointus qui trainent leurs ribambelles de semi-hommes aux pieds poilus à des récits virils et féroces où les personnages sont des hommes et des femmes forgés dans la primitivité la plus absolue. Désolé je n'y peux rien ! J'aime la fureur des combats où s'affrontent des guerriers qui savent ce qu'est la souffrance, des personnages humains bien plus proches de nous que des petites créatures qui se régénèrent à coup de sortilèges et disparaissent sous les plis de leurs manteaux d'invisibilité...
Oui c'est bien la différence entre la Light Fantasy et la Sword & sorcery dont je veux parler. Oui c'est vrai je préfère Fritz Leiber et Robert Howard à Tolkien et Terry Brooks (là je me gausse, excusez-moi quelques minutes je reviens dés que mon fou rire sera passé !), un Vazkor de Tanith Lee et un Tarl Cabot de John Norman me parlent bien plus qu'un Gimli ou un Bilbo (même si j'ai pris plaisir à lire ces ouvrages, ne le nions pas !)
Ah Robert Howard, le père de la fantasy moderne ! Combien de fois n'ai-je pas lu et relu ses ouvrages : Solomon Kane le puritain, Bran Mak Morn le Pict indomptable, Cormac Mac Art le Gaël au visage couturé de cicatrices avec sa cotte de mailles noire comme la nuit et son casque à cimier en crin de cheval, Conan le Barbare... J'en passe et des meilleurs, et c'est sans compter sur les récits fantastiques dont il me serait impossible de faire le récapitulatif tant ils sont nombreux.
Il y a peu, les éditions Eons http://www.eons.fr ont publié deux volumes qui participent à une trilogie dont Emmanuel Collot est l'auteur. Le premier tome "le Celte mélancolique" est une biographie romancée, un livre plein de sentiments, de couleurs, d'images qui s'imposent à vous en vous conduisant dans des décors fabuleux où se déroulent des scènes d'autres vies... On découvre Howard sous un autre jour, sa vie romancée, son Amérique qui n'était certainement pas celle des années vingt ni celle que l'on connait, mais une Amérique de tous les possibles avec des connections avec des univers flamboyants par le biais de dimensions parallèles et spirituelles que "Two Gun Bob" était l'un des rares à percevoir. Etonnant comme je me suis senti proche de ce Howard qui, par bien des aspects me rappelle ma schyzophrénie, mes coups de folie et avec lequel je partage des visions communes ou du moins très semblables de ces passés vécus...
Le deuxième volume, "Corps barbares", est une étude de l'oeuvre de Howard. Son travail est passé au crible par Emanuel Collot qui détaille les sources, les inspirations, un savoir faire et un état d'esprit, des états d'âme particuliers et difficilement compréhensibles pour certains. Nous trouvons également un descriptif des personnages principaux qu'a faits vivre Howard dans la trame de son oeuvre prolifique mais trop courte, durant quinze ans d'écriture...
Puis arrive très bientôt le troisième volume "les enfants de Conan". Et là, je dois remercier Emmanuel Collot car il m'a contacté et m'a proposé de participer à cet ouvrage par le biais d'un de mes récits. Je ne vous en dis pas plus, allez si, je vais quand même vous dire le titre, ça ne mange pas de pain : "Lochlain des Ulaid". Et puis voici la couverture et le 4ème de couverture.
Une belle guerrière, reine des voleuses, s’amourache du plus puissant barbare connu.
Un jeune guerrier shem, l’espace d’une torsion parallèle, croise une légende pour servir de relais à la grande histoire.
Un barbare vomi par les laves sulfurées d’un désert sans nom devient le serviteur d’une dame… son seul remède à une existence devenue brève.
La geste prend des allures d’épopée quand la route se sanctifie en légende, quand une équipée vengeresse finit en massacre et que deux puissants guerriers défont le clan des Sangliers Rieurs.
Vous déplorez que le genre soit trop violent ? Qu’à cela ne tienne !
Pour vous, Khonan, Péronnik, Dame Aspartame, Péron et Grouhmu le Hald terrasseront vaillamment toute prétention au sérieux – puissamment aidés, il est vrai, par des rats, cramains, margouilles, mulots, et autres araignées vampires…
Ce recueil est la plus belle surprise éditoriale depuis l’engloutissement del’Atlantide !
Solomon K.
La descendance de Conan ? Je me posais la question, maintenant je sais ! Si une partie pourrait l’emplir de fierté, et paraît avoir été contée par Howard lui-même, les autres expliquent que nul ne l’a revu depuis l’Âge hyborien !
Bran M. M.
Découvrez dans ce recueil ce qu’il est advenu des puissants barbares nés de la plume noire d’un Texan, revisités par de grands auteurs contemporains. Suivez ces héros sans mesure autre que la légende…
21 août 2006
Par-delà les brumes...
Demata !
Si le mois d'août est synonyme de vacances pour nombre de personnes, pour moi il n'en est rien. Après le revers qui nous a touché avec la publication annulée de Nemedia, bien que Yo et Gildas bossent sur un kit de présentation pour le public, j'ai relégué ce dossier au second plan de mes activités. Je ne dis pas que Nemedia est à l'abandon, n'allez pas croire cela !
Ainsi, sans perdre de temps à me lamenter sur un échec momentané, je me suis remis au clavier et, participant avec joie à un vaste projet plus lié à l'écriture en tant qu'auteur de récits et autres nouvelles, me voici occupé pour un petit bout de temps. Que puis-je vous dire qui ne me fasse pas trahir la parole donnée quant à la confidentialité de cet audacieux projet ?
Hum, mystère quand tu nous tiens et nous couvre les épaules de tes vastes et sombres ailes nébuleuses... Bon, je peux dire que ce travail passionnant est lié à mon amour de l'écriture, qu'il touche au vaste domaine littéraire de l'heroic fantasy et plus particulièrement à celui que je vénère plus que tout autre : la sword & sorcery.
N'étant pas l'instigateur de cette entreprise démente mais juste un auteur associé, je ne peux pas risquer de trop en dire. Toutefois, si vous avez été bercés dans votre jeunesse par les récits barbares et épiques des grands auteurs qui forgèrent le style de leur plume d'airain et de leur encre aussi sombre que les ténèbres qui noient les gouffres du fond des âges, alors vous devriez apprécier. Combats héroïques et sauvages qui voient s'affronter peuplades primitives et barbares féroces aux lames d'acier bleuis dans les forges de contrées mystérieuses et mythiques seront au rendez-vous. Par-delà les brumes incertaines qui séparent les sphères, dans des univers où la loi du plus fort et du plus rusé s'opposent à la tyranie des souverains félons et des druides maudits aux incantations maléfiques, vous pourrez retrouver, je l'espère, des récits qui réveilleront en vous l'appétit des grands espaces, l'âme du guerrier qui sommeille en vous.
Donc voilà quelques mots précédant une annonce que je vous ferai très bientôt quant à cette grande nouvelle qui me réjouit le coeur. Ceux qui attendent Nemedia avec impatience y trouveront également leur compte, croyez-moi !
21 juillet 2006
Manannàn Mac Lir
Demata !
J'avais décidé de vous parler de celui que l'on nomme le Posséidon Celte, le dieu des mers qui chevauche sans fin les plaines ondoyantes de l'océan avec son équipage dont les chevaux sont de vagues et d'écume. Erwan Seure Le Bihan qui justement venait de présenter son illustration inédite et ô combien magnifique m'a devancé, aussi je préfère laisser parler l'artiste en vous laissant découvrir sa passion légendaire. N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou aà vous exprimer sur le Forum de Nemedia. Merci Erwan de cette passion que tu nous fais partager au travers de tes oeuvres et par le biais de tes mots, Ogma est à coup sûr penché sur toi.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir. Propriété de Erwan Seure Le Bihan.
Salut tout le monde, je suis venu faire des petits commentaires sur mon dessin de Manannàn Mac Lir.
Avant de parler du personnage je vais parler de l'illustration en elle-même.
Il faut d'abord dire que ce n'est pas un "scan" mais une photo numérique de l'original (ce dessin est sur le format raisin c'est à dire 50x65cm en arrondissant), de plus la luminosité n'était pas parfaite. Du coup certaines couleurs passent inaperçues: quelques nuances sur Manannàn, ainsi que sur la falaise. Je voulais au départ faire la falaise totalement en contre jour et donc ne voir plus aucunes nuances, mis à part un léger dégradé du à l'éloignement, à la lumière et à l'humidité. J'ai opté finalement pour quelque chose de pas totalement uniforme, est-ce le bon choix???? Ne c'hwui on ket!!! Je sais pas!!!
Je me suis trouvé devant un autre problème, Manannàn ne ressortait pas assez du reste de l'image. il fallait bien sur qu'il reste dans les mêmes tonalités puisque c'est le dieu de la mer. J'aurais pu le traiter de la même manière que les chevaux mais alors la (selon moi) il se serait encore plus confondu avec le reste des éléments qui composent l'image. A ce stade je n'avais pas encore traité le torque et l'épée. Une fois fait le personnage ressortait suffisamment.
Voilà rapidement ce qui concerne le dessin. Passons au sujet en lui-même.
Les difficultés de représenter Mannanàn sont multiples.
Il est le détenteur du cheval primordial ou plutôt le seul cheval divin, que seul Lugh a le droit de chevaucher car il est le fils d'adoption de Manannàn. Mais ce cheval est particulier car il est sauvage, au contraire d'Epona qui représente le cheval dompté, mais les deux sont souvent vus ensemble car ils sont totalement complémentaires. On le voit bien dans le mythe gallois Rhiannon et Manawyddan.
Mannanàn chevauche la mer, dans "la maladie de Cuchulain", il apparaît à son épouse Fand qu'il avait délaissée et elle improvise un chant.
"je vois ici sur la mer,
ne le voit pas quiconque est fou
un cavalier sur la mer écumante"
Mannanàn possède un char qui glisse sur l'eau dont l'écume représente aussi les chevaux. Dans le voyage de Bran les héros croisent Manannàn, sur son char à deux roues, parcourant la plaine liquide. Il a aussi un rapport étroit avec les îles, d'où l'origine même du nom de Manannàn (île de Man). Mais ce nom est sans doute assez récent. Il a du changer au moyen age, son nom originel selon certains spécialistes, serait Nechtan. Il est fils de Lir c'est a dire de la mer elle même.
Il est créateur de sources et de lacs, il est donc aussi en relation avec les eaux douces et les eaux marines (pour les amateurs de Tolkien, ça ne vous rappelle rien???)
Il est maître des ordalies. les indo européens pratiquaient les ordalies par l'eau, les grecs en ont hérité.
C'est un navigateur et un météorologue. Dans le texte, le glossaire de Cormac, Sanas Cormaic, il est précisé : "Mannanàn Mac Lir était un merveilleux négociant qui vivait dans l'île de Man. C'était le meilleur pilote qu'il y ait eu a l'ouest du monde. Par sa connaissance du ciel, c'est a dire en regardant l'aspect du ciel, c'est a dire de l'air, il savait le moment où il y aurait du beau temps et du mauvais temps et quand il y aurait changement de l'un et de l'autre.
C'est un nourricier puisqu'il est le nourricier de Lugh, il possède 2 vaches qui fournissent toujours du lait et un chaudron (et oui lui aussi), et Mannawyddan (la version britonne) est un très bon cultivateur.
C'est un médecin.
C'est un grand guerrier, il possède une épée qui, rien qu'a sa vue, fait frémir tous les guerriers et qui tue dés qu'elle blesse. Lugh lui a aussi emprunté son armure. L'un des noms de Manannàn est Gaer, sans doute "lance". Dans une histoire il joue le rôle d'un chef de guerre qui va combattre et vaincre sur le champ de bataille.
C'est un artisan.
C'est un grand druide, on le voit dans un récit particulier faire de la théologie.
C'est un roi. Apres la victoire des fils de Mil, on appelle Mannanàn à la Grande Puissance qui disperse les Tùatha Dé dans les Sidhes, plaines et collines. Il apparaît donc comme le dernier roi des Tùatha Dé Dànnan.
C'est un dieux coureur de jupon.
C'st un éducateur.
C'est un constructeur. Mannawyddan construit une forteresse.
C'est un maître de l'outre monde.
C'est un amateur de banquet.
Il fait des enfants nés adultes.
Bref voilà grosso modo qui est Mannanàn fils de la mer. Donc maintenant vous mixez tout ça et vous en faites une illustration qui respecte totalement le personnage, enfin si vous voulez.
Je tenais a préciser toutes ses choses pour vous montrer comment je travaille, je procède et ce qui est acteur de ma passion.
Erwan Seure Le Bihan
Auteur
Helgui le Gris
à
11:35
1 avis
Libellés : Divinités celtes
08 juillet 2006
La Morrigan par Erwan Seure Le Bihan
Demata !
Je me permets de vous offrir en avant première l'une des illustrations de Nemedia. Celle-ci me touche particulièrement car c'est Erwan Seure Le Bihan (lien dans la marge de droite) qui l'a réalisée avec tout son talent, à titre amical.
Erwan est bien connu en Bretagne pour sa passion des mythes celtes et ses illustrations sont particulièrement sublimes. Vous pouvez retrouver son travail dans des ouvrages tels que le "Légendaire Celtique" aux éditions Coop Breizh, ou bien dernièrement dans un livre superbe : "Légende des pays Celtiques"
03 juillet 2006
Le Chêne de Vérité
A tous ceux que j'ai blessés... Merci Péricles.
Allongé à l'ombre d'un chêne plusieurs fois centenaire, la brise m'a soufflé ses vérités. Les paroles qu'elle n'a pas dites, le vieil arbre me les a faites comprendre, juste de son immobile majesté.
Son tronc, énorme, aux courbes toutes nouées m'a ouvert les yeux. Je suis aveugle et pourtant ce géant au feuillage hirsute m'a fait voir ses trésors cachés. Il n'est pas arrivé du jour au lendemain. D'un gland, fruit de la connaissance qui aurait pu nourrir une laie ou trois sangliers, il est apparu, puis lentement s'est extirpé.
Le souffle coléreux du vent, les flots ravageurs de mille pluies n'en sont pas venus à bout. Patiemment, pouce après pouce, il s'est développé. Il a grandi et après chaque saison, plus profondément, a enfoncé ses racines. Chacune d'entre elle a plongé dans cette terre que ses feuilles ont nourri de leur automnale putréfaction. Tous les jours, siècles après années, ces petits tentacules végétaux se sont étendus, asseyant un peu plus l'arbre dans sa splendeur. Les pièges que les pierres tendaient ont été déjoués, contournés avec une patience toute sylvestre.
Les branchages se sont déployés, révélant leur manteau d'émeraude à la parure sans égale, couvrant le sol d'une ombre bienfaitrice. Chaque ramure a pris le temps de s'étendre, un peu plus loin sur les côtés, un peu plus haut vers le ciel, offrant leur solidité aux pies, leur amitié aux pigeons et aux corneilles.
Le tronc est tordu, d'un diamètre admirable, veiné de myriades de sillons qui content l'histoire du monde. Combien de générations sont passées devant ce magistral titan ? Combien de couples se sont aimés sous ses bras accueillants et protecteurs ? Combien de cerfs et leurs compagnes au pelage si doux sont venus s'y frotter ?
Je ne le sais, je ne saurai l'imaginer. Ce que je sais c'est que ce vénérable vieillard m'a parlé. Il ne m'a rien dit, il m'a juste fait comprendre. Il est là, il est beau et fort, robuste comme un menhir de bois qui chante sa douce complainte sous la lune, les étoiles, et subit la caresse du soleil. Maintenant je sais que ma vanité fait de moi un être misérable, sa splendeur est là pour me le rappeler. J'ai compris quelle créature méprisable je suis, couvert d'orgueil alors que lui est une parure divine sans lest de suffisance inutile. Merci à toi l'arbre, merci à toi, ô Chêne de Vérité.
Oui, c'est bien vrai, cet arbre est sacré, les Druides y ont cueilli le gui, les assassins et les brigands y ont été pendus après que les rois, à ses pieds, aient rendu justice. Aujourd'hui je fais amende honorable, je suis coupable. A tous veuillez excuser la bêtise et la méchanceté, j'étais aveugle, j'étais sourd. Maintenant, agenouillé devant ce souverain à la couronne de jade, sans attendre de pitié, j'implore votre pardon.
Nemedia, la force d'une équipe.
Demata !
Tout d'abord merci à tous ceux qui nous ont contacté par le biais de ce blog, sur le forum ou par e-mail pour nous faire part de leur soutien. A vous tous, le message de l'équipe de Nemedia est le suivant : Nous ferons tout ce qui est humainement possible pour vous satisfaire et produire cette seconde version de Nemedia pour laquelle nous avons travaillé sans jamais douter du résultat. Il est temps de tourner une page et grâce à vous cela se fait avec la joie et la bonne humeur.
Illustration : Manannan Mac Lir Par Yo
Tel Manannan Mac Lir émergeant des flots de ses plaines ondoyantes, nous regardons vers l'avenir et nous sommes déjà à pied d'oeuvre pour bientôt vous présenter un petit kit d'information en pdf pour vous dévoiler quelques pages de la seconde version de Nemedia. Illustrateurs, auteurs, testeurs et correcteurs, tous ensemble nous aiguisons nos armes et faisons reluire nos parrures guerrières, la Compagnie Libre a subi une défaite mais ce n'est que pour mieux gagner ce combat que nous avons entamé pour vous livrer un jeu épique qui devrait, nous l'espérons, vous ravir.
Auteurs : Groumphillator et Pyromago pour les règles et scénarios
Geoff pour le backround
Illustrateurs et maquettistes : Gildas Javelle, Yohann Lelay et N@r
Spécial feat : Erwan Seure LeBihan Illustration à titre amical de Morrigan pour soutenir le projet
Correcteurs, relecteurs : Dulkera, Aede, Arius et Jujube de la revue OutreMonde et bien entendu Pak de Zoubaoum le blog ludique